Premières appréciations sur les rouilles 2007

La saison de végétation a commencé avec un  printemps particulièrement chaud et sec qui a contribué à un débourrement particulièrement hâtif (au moins quinze jours d’avance).

Autre conséquence de ce printemps inhabituel : très faible présence de la rouille sur mélèze.

La saison s’annonçait sous les meilleurs hospices ! Il a vite fallu déchanté, le temps mitigé de mai juin est devenu carrément pourri en juillet et août.

Les premiers symptômes de rouille sur peupliers ont été observés dès le 20 juin 2007. Pour rappel, les attaques de rouilles, dans les mêmes sites, s’étaient déclarées le 9 juillet en 2003, le 15 juin en 2004, le 31 mai en 2005 et le 4 juillet en 2006.

Mais assez bizarrement l’extension de la maladie a été beaucoup moins rapide que ce que l’on aurait pu prévoir comme le montre les histogrammes ci-dessous relatant les observations du 15 août de chaque année.

 

 

 

Niveaux de gravité de la maladie (échelle de cotation) :

 

0 = feuilles sans urédosore

1 = quelques urédosores individuels dispersés sur la plante

2 = quelques urédosores par feuille

3 = nombreux urédosores sur la majorité des feuilles

4 = couverture des feuilles par les urédosores

5 = chute des feuilles

 

Ceci est d’autant plus frappant qu’avec l’avance dans leur développement foliaire qu’avaient pris les peupliers, l’évolution de la maladie aurait du être favorisée.

 

A mon avis, bien que les conditions météo semblèrent propices au développement des rouilles, elles l’étaient peut être pas tant que cela car cette année l’humidité a été plus souvent descendante qu’ascendante. Cette constatation s’illustre au niveau du développement de la maladie par une présence de symptômes sur le site de Wiers bien moins importante qu’à l’habitude. Le site de Wiers, proche de l’Escaut, est généralement baigné par les brumes pendant un grande partie de la journée lors des journées chaudes d’été mais cette année, ces brumes si propices au développement de la rouille se sont faites rares. Et je n’ai constaté qu’assez rarement de la rosée sur les faces inférieures des feuilles. Je soupçonne également que les fréquentes pluies aient pu lessiver les spores vers le sol, limitant ainsi la contamination des feuilles des étages supérieurs et les contaminations latérales (vers d’autres peuplements).

  


Les articles concernant les rouilles des années précédentes sont ici disponibles

Commentaires des observations « rouilles » pour l’année 2006 (806 ko)

Commentaires des observations « rouilles » pour l’année 2005 (1270 ko)

Commentaires des observations « rouilles » pour l’année 2004 (450 ko) 



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